Glimpse 5

Extraits de Glimpse 5 :

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Glimpse 5
par Stéphane Ruiz

Glimpse 5 est presque exclusivement consacré aux plaisirs de la masturbation féminine. En ouverture, une brune aux cheveux longs urine sur un chiotte cuisses ouvertes, sourire aux lèvres, le regard droit face à la caméra. Cette insolence au plus fort de l’exhibition signe bien le cinquième volet de la série Glimpse : grand éclat de l’intimité des femmes et dévoilement de leurs caresses solitaires.

Un Glimpse plus apaisé, mais au cœur du sujet : lever le voile sur les plaisirs de filles en allant au plus vrai. C’est ce rapport au réel qui sort Roy Stuart du lot des fabricants d’images qui encombrent le rayon X. Toutes les séquences transpirent cette obsession du geste juste et du refus de l’exhibition en toc. Porte entrouverte sur les plaisirs cachés où les pénétrations et autres jeux d’amants sont pratiquement absents. Comme dans cette scène où, par un jeu de miroirs, une fille se scrute la chatte dans une baignoire, non consiente de la caméra qui la filme. Il faut aller à l’essentiel, toucher de l’œil ce majeur poussé au fond du vagin quand l’index et l’annulaire écartent largement les lèvres. Quand le porno formaté fait de la masturbation un interlude surjoué, Roy Stuart déroule le tapis rouge sur plus de deux heures. Le casting est idéal et sans frontières. Les simulatrices trahies par un «oh oui» trop évident sont rares (mais on simule aussi parfois dans la vraie vie !). Reins qui se cambrent, jambes qui tremblent, bouche qui s’ouvre et paupières qui s’abaissent : on est bien ici dans le vrai. Il n’y a rien à cacher : la pointe du gode qui gonfle le clitoris, le filet de mouille, le soupir en son direct, l’adresse de celle qui connaît depuis longtemps son corps. Pour la bande-son, c’est le soupir en live qui évidemment domine.

Images Glimpse 5

Et pour finir, une mise en abîme qui résume tout : le Dvd se clôture par une scène où une blonde se branle en regardant distraitement un porno. L’orgasme au fond de la chambre fait la nique à l’organe déballé sur le poste. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : voilà qu’un cochon mécanique posé sur le lit vient remonter le long des jambes de la fille et coller son groin agité contre son con. Impossible de ne pas voir dans ce jouet, une belle image de l’homme obsédé par «l’origine du monde» mais toujours impuissant à saisir le mystère de son plaisir…